Ces deux derniers mois ont clairement été l’occasion de revoir la situation des entreprises européennes avec plus d’optimisme.

Une monnaie unique plus compétitive et des taux d’intérêt particulièrement faibles sont les deux principaux facteurs qui ont poussé les analystes à présager des résultats meilleurs qu’attendu initialement. Un comportement probablement légitime, commente Bernard Aybran. « Il suffit d’une hausse des bénéfices assez modérée en valeur absolue pour générer des taux de croissance significatifs ».

Pour l’heure les profits sont escomptés en augmentation de 13,9% en Europe et de 14,2% au sein de la zone euro. « Ces estimations sont à mettre en rapport avec des niveaux de valorisation raisonnables, correspondant aux niveaux de progression des bénéfices envisagés, et avec un rendement offert de 3%, significatif dans le contexte actuel» indique ce dernier.

La classe d’actifs apparait ainsi attractive. Et les investisseurs semblent l’avoir bien compris. Dans les faits, un certain retour de ces derniers a été observé. Les entrées de capitaux se sont surtout concentrées sur les ETF, les fonds traditionnels ayant quant à eux enregistré une décollecte.

Ce regain d'appétit devrait perdurer en dépit de la proximité des élections dans de grands pays de la région, comme la France ou l'Allemagne. Un paramètre de nature à générer de la volatilité mais pas à remettre en cause les bons fondamentaux existants.