L'équipementier électrique Schneider a annoncé jeudi l'acquisition de l'américain Asco Power Technologies pour 1,25 milliard de dollars, ou environ 1,07 milliard d'euros aux changes actuels, dans le but de devenir le leader mondial des commutateurs de transfert automatique (CTA).

Asco est un leader en Amérique du Nord de ce métier permettant de gérer l'alimentation électrique pour les bâtiments critiques, tandis que Schneider en est le leader en Chine. Tous deux sont également présents dans le reste du monde. Employant près de 2.000 collaborateurs, la société américaine a réalisé en 2016 un chiffre d'affaires de 468 millions de dollars pour une marge brute d'exploitation (marge Ebitda) ajustée de 23%.

Le montant du rachat d'Asco fait ressortir un multiple d'environ 11,7 fois l'Ebitda ajusté 2016, précise Schneider dans un communiqué. Il s'agit de la première "grosse" acquisition du groupe depuis le rachat du britannique Invensys, en 2014, pour près de 4 milliards d'euros. Elle devrait avoir un impact positif sur le résultat opérationnel (Ebita) d'environ 40 millions de dollars par an, grâce à des synergies commerciales et de coûts. En outre, "la transaction remplit les critères de rentabilité du Groupe, avec une contribution positive au BPA ajusté (bénéfice par action, ndlr) dès la première année et avec un retour sur capitaux employés supérieur au coût moyen pondéré du capital au-delà de la troisième année suivant la clôture de la transaction", indique Schneider Electric, qui espère la finaliser avant la fin de l'année.

Le groupe a également publié jeudi ses résultats semestriels, marqués par une hausse de 2,7% de son chiffre d'affaires et une amélioration de sa marge opérationnelle, à 14,1% (+0,6 point). Le bénéfice net ressort en hausse de 18% à 958 millions d'euros. Prévoyant une poursuite de la croissance sur ses principaux marchés (Europe, Etats-Unis, Asie), le groupe a relevé ses objectifs sur l'ensemble de l'année. Il vise désormais une croissance organique de son chiffre d'affaires de +3% à +4% hors activité infrastructure et une amélioration de sa marge Ebita dans le haut de sa fourchette précédemment indiquée (+20 à +50 points de base) malgré un impact négatif des taux de change.

Vers 11h le titre s'adjuge 4,3% sur un marché parisien en hausse de 0,1%.