Un ouf ! de soulagement parcourt les marchés ce mercredi après l’émission obligataire du Portugal, qui a bénéficié d’une forte demande pour son émission obligataire et de taux en légère baisse.

Au total, le pays a levé 1,25 milliard d’euros de dette à moyen-long terme. Contrairement aux craintes de certains économistes, les taux n’ont pas explosé : ils s’établissent à 6,716% pour l’obligation à échéance en juin 2020 contre 6,806% en novembre dernier.

«Une des conclusions à tirer du succès de cette opération est que le Portugal est en conditions d'aller (se financer) sur les marchés, qu'il y a une demande et qu'il obtient des prix qui sont acceptables, et même favorables vu le contexte», s’est félicité le ministre des Finances Fernando Teixeira dos Santos.

Mais ce n’est là qu’une premier étape, Lisbonne ayant chiffré ses besoins de financement à 20 milliards d'euros en 2011, sans compter les 26,5 milliards d'euros de dettes arrivant à échéance cette année. «Il y a encore beaucoup de dette à placer au cours des prochaines semaines», a souligné David Schnautz, économiste à la Commerzbank, estimant que le succès de cette première émission ne changeait pas la donne.

Hier, la banque du Portugal a revu à la baisse ses estimations de croissance pour 2011, prévoyant un recul du PIB de 1,3% qui compromet les objectifs de réduction du déficit public affichés par le gouvernement de José Socrates.