Certains la surnomment « taxe Robin des Bois », d’autres « taxe Tobin », du nom de l’économiste américain qui dès les années 1970 avait formulé l’idée d’un prélèvement sur les opérations de change, dont le produit servirait à lutter contre la pauvreté. La « taxe sur les transactions financières » a reçu hier le soutien d’une large majorité de députés européens, qui ont solennellement voté en faveur de son application au niveau international.

«Le Parlement européen recommande la mise en place d'une taxe sur les transactions financières, qui améliorerait le fonctionnement du marché en réduisant la spéculation et en contribuant à financer les biens publics mondiaux et à diminuer les déficits publics», peut-on lire dans un amendement adopté par 360 voix contre 299.

650 milliards d’euros de recettes pour le développement

D’après les calculs des eurodéputés, cette taxe dont l’assiette doit être « la plus large possible » et le taux réduit (entre 0,01% et 0,05%) pourrait rapporter 200 milliards d’euros par an à l’échelle européenne, et 650 milliards si elle était appliquée au niveau mondial. De quoi alléger les souffrances des pays les plus pauvres, lutter contre le réchauffement de la planète mais aussi tirer les leçons de la crise.