«Ce scénario est tout à fait imaginaire » a assuré le premier ministre grec.

Cette rumeur relayée par le journal « Der Spiegel » avait fait suite à une réunion des ministres des finances de quatre pays (Allemagne, France, Italie, Espagne) vendredi soir à Luxembourg. Un des sujets traités lors de cette réunion a bel et bien concerné la Grèce. A été évoquée la nécessité de réaliser des efforts budgétaires supplémentaires pour réduire les déficits et redresser les comptes publics du pays.
Mais officiellement, en aucun cas, il n’aurait été question d’une sortie de la Grèce de la zone euro.

Dimanche, le ministre de l'économie allemand Rainer Brüderle a déclaré à l’agence Reuters, en marge d'une réunion parlementaire, ne pas soutenir l'idée d'une sortie de la Grèce de la zone euro. Pour M Brüderle cette sortie affaiblirait l'Union européenne à un moment où celle-ci a besoin d'être renforcée.

«La Grèce occupe une place marginale dans la zone euro. Ce qui joue en ce moment n’est pas uniquement l’avenir de la Grèce, mais celui de l’Union européenne. Il est intéressant de constater que tout vient d’Allemagne : la rumeur sur la restructuration de la dette grecque, la rumeur sur la sortie de la Grèce de la zone euro, la volonté de demander aux grecs de mettre en face de nouveaux prêts des actifs comme garanties».

Pour le président d’Euroland Finance, les autorités politiques allemandes sont contraintes d’agir sous la pression face à un gouvernement affaibli, et à une population allemande qui ne veut plus payer pour les pays fragilisés de la zone euro. «Les allemands veulent regrouper les pays fragilisés dans une sorte de sous euro et rester entre pays robustes avec un euro fort en attendant que la situation dans ces pays se rétablisse».