Standard&Poor’s a continué à tenir en haleine les marchés ce lundi. Vers 17h, une heure après la tenue d’une téléconférence par les responsables de l’agence, le Dow Jones chute de 2,7% tandis que le CAC 40 abandonne plus de 4%.

S&P a pourtant fait des commentaires élogieux sur la politique budgétaire française, saluant la réforme « intelligente » des retraites et la chasse aux niches fiscales. Le triple A de la France est « stable », a confirmé John Chambers, responsable de la notation des Etats.

S’agissant des Etats-Unis, l’agence a une nouvelle fois insisté sur l’importance du facteur politique dans sa décision. Dans un entretien publié par Reuters Insiders, le directeur de la notation souveraine de Standard & Poor's, David Beers, a indiqué que la perspective négative attachée à la note souveraine des Etats-Unis pourrait être relevée à stable si l'accord bipartisan sur la réduction du déficit américain est mis en oeuvre et si les baisses d'impôts de l'ère Bush sont supprimées.

Mais il y a au moins une chance sur trois que la note américaine soit à nouveau abaissée dans les six à 24 mois, a-t-il ajouté. Compte tenu de la « polarisation » du débat entre démocrates et républicains, l’endettement des Etats-Unis risque de rester élevé, et le retour au triple A pourrait prendre du temps, ont conclu les responsables de S&P.