«On observe un véritable coup d’arrêt de la croissance allemande, un peu comme ce que l’on a pu observer en France», estime Philippe Waechter, responsable des études économiques de Natixis AM.

Contribution négative du commerce extérieur


Chose surprenante, le commerce extérieur aurait eu une contribution négative à la croissance de l'Allemagne.

Selon l’office des statistiques allemand, les importations auraient augmenté de manière bien plus importante que les exportations.

«La consommation n’a pas été très vigoureuse. En revanche, l’investissement des entreprises a été un relai fort. L’accumulation des stocks serait plus significative qu’attendu» signale Philippe Waechter.
C'est cette accumulation des stocks qui aurait principalement porté la croissance au deuxième trimestre. Ce soutien devrait disparaitre dans les mois à venir. 

Les indicateurs d’enquête pour le mois de juillet n’étant pas très rassurant, notamment l’indice PMI, le troisième trimestre ne s’annonce pas bien meilleure pour l’économie allemande.

Selon l'économiste de Natixis AM, ce mouvement de ralentissement devrait se traduire au regard des chiffres qui ont été dévoilés sur l’Italie et sur l’Espagne, par une progression du PIB de la zone euro de l’ordre de 0,1%.

Cette donne devrait perturber la BCE dans sa stratégie. «La configuration préoccupante qui se dessine devrait dissuader la BCE à remonter ses taux d’intérêts prochainement».

Christine Lagarde, la directrice générale du FMI a appelé à ne pas tuer la croissance en luttant contre la dette dans une tribune du Financial Times.

Face à cette nouvelle nouvelle macroéconomique, le Cac 40 baisse de 1,62% et le Dax de 1,77%.