A un peu plus d’an des prochaines élections présidentielles, Barack Obama a décidé de riposter.
Aussi le mois prochain, plus exactement le 5 septembre, un nouveau plan devrait être détaillé pour relancer la croissance et l’emploi.

Le produit intérieur brut (PIB) de la première puissance économique mondiale n'a augmenté que de 1,3% (taux annuel) au deuxième trimestre. Les analystes anticipaient une croissance de 1,8%. Le taux de croissance du premier trimestre a quant à lui été révisé à la baisse de 1,9% à 0,4%.
Le taux de chômage aux Etats-Unis atteint les 9,1%. Jamais aucun Président n’avait été réélu avec un taux de chômage de plus de 8%.

Il est alors grand temps de donner un petit coup de main à la machine pour lui permettre de redémarrer. 

Parmi les mesures évoquées pour booster la croissance et redonner du pouvoir d’achat aux ménages il y aurait des réductions fiscales ciblant les classes moyennes, des projets d'investissement dans les infrastructures, une aide pour les chômeurs de longue durée et des mesures de soutien aux secteurs économiques les plus en difficultés.

Le Président veut, qui plus est, adopter des mesures permettant de réduire le déficit américain (d’environ 1600 milliards de dollars fin décembre) d’un montant supérieur aux 1500 milliards de dollars que les parlementaires sont censés dégager dans le cadre de la commission bipartite créée le 2 août dernier.

Barack Obama devrait faire mention de plus importantes coupes dans les dépenses et surtout de l’augmentation des impôts pour les plus fortunés.

Mardi, le troisième homme le plus riche du monde, Warren Buffet, patron de Berkshire Hathaway, estimait que ses amis milliardaires et lui avaient été "dorlotés par le Congrès pendant suffisamment longtemps", et qu'il était temps de contribuer équitablement aux finances publiques américaines.