L’adjudication de 7 milliards d’euros d’obligations italiennes à cinq ans attendue ce mardi en fin de matinée aura valeur de test pour la zone euro. En effet, l’écart de rendement entre les titres italiens et allemands a touché ce matin un nouveau plus haut historique, accréditant l’idée d’une contagion de la crise grecque à l’intérieur de la zone.

Hier, l’Italie avait déjà dû s’acquitter d’un taux d’intérêt très élevé pour une émission de titres à brève échéance. Le sort du pays semble désormais reposer entre les mains de la Chine. Selon le Financial Times, le ministre des finances italien, Giulio Tremonti, a rencontré la semaine dernière à Rome le patron du fonds souverain chinois CIC, Lou Jiwei. Leurs discussions auraient porté sur l'achat par Pékin d'obligations italiennes, ainsi que sur des prises de participations dans des entreprises italiennes stratégiques.

Comme elle l’avait fait pour la Grèce ou le Portugal, la Chine pourrait ainsi voler au secours de pays européens en difficulté. Toutefois, il reste très difficile de connaître les montants exacts investis par Pékin dans ces deux pays. En outre, si elle a réaffirmé ce matin sa «confiance dans l’économie européenne et dans l’euro», la Chine s'est gardée de confirmer qu'elle achètera de la dette italienne.

Cette incertitude pèse sur le CAC 40, en particulier sur BNP Paribas, la banque la plus exposée en Italie, qui abandonne 7,6% vers 11h30.