Le consensus tablait sur 60 000 créations d’emplois. Finalement le département du travail américain signale la création de 103 000 emplois. Le secteur privé est majoritairement à la source de ces créations.

«C’est un chiffre très positif mais pas encore suffisant pour nourrir la croissance» commente Alexandra Estiot, économiste chez BNP Paribas.

D'une part, ce chiffre a en partie été dopé par le retour de grévistes sur le marché, notamment de certains employés de l'opérateur téléphonique Vérizon privés de couverture sociale et de certains fonctionnaires. Ils représenteraient environ 45 000 emplois.

Ensuite le secteur public continue à créer des emplois pour faire des économies. 
et, le chômage de longue durée reste élevé. 

Par ailleurs, les enquêtes ISM en début de semaine sur les secteurs manufacturiers et non manufacturier ont donné de bons résultats excepté sur la composante emploi. «Si l’on fait une somme pondérée des deux indicateurs, on passe sous le seuil 50, en zone de contraction, pour la première fois depuis la sortie de la récession» note Alexandra Estiot.

Enfin, pour augmenter les revenus des ménages, suite à la vague de licenciements qui s'est dessinée en 2008-2009, plus de 150 000 emplois par mois devront être créés aux Etats-Unis. Nous sommes encore loin du compte.

Le plan de relance piétine


Barack Obama a proposé dans le cadre de son plan annoncé le 8 septembre de transférer des fonds de l’Etat fédéral aux Etats fédérés afin d’éviter des baisses de salaires et des suppressions supplémentaires de postes, notamment dans l’enseignement. «Ces Etats fédérés sont contraints de se serrer la ceinture dans la mesure ils n’ont pas le droit d’afficher des déficits. Une manière de procéder est de supprimer des emplois dans l’enseignement» signale Mme Estiot.
Parmi les Etats les plus affectés, on dénombre ceux qui ont été particulièrement impactés par la crise immobilière déclenchée en 2008, autrement dit la Californie, le Nevada, l’Arizona, ainsi que la Floride.

La partie républicaine de la Chambre des représentants ne veut cependant pas ouvrir le porte monnaie. Aucune bouffée d’oxygène n’est à attendre de ce coté là pour le moment.