C’est le journal Süddeutsche Zeitung qui est à l’origine de la révélation.

La banque Hipo Real Estate était spécialisée dans les reprises de crédits obligataires adossés à des crédits immobiliers, des produits complexes torpillés par l’affaire des subprimes.

Très affectée par la crise de 2008, la banque a dû être entièrement nationalisée en 2009. Le ministre de l’économie et des finances l’a alors directement prise en charge.

Un plan de relance très complexe a été établi pour la remettre à flot. Une sorte de bad bank (ou structure de défaisance) a été créée pour isoler les actifs pourris. Parallèlement des fonds ont été réinjectés via d’autres structures.

Cela a été un tel fouillis au final que la banque a été amenée à comptabiliser deux fois une provision de couverture pour des actifs dépréciés de 56 milliards d’euros au niveau de la bad bank.

De facto la dette publique allemande passe de 83,5 à 81,1%.

La chef du conseil d'administration de Hypo Real Estate (HRE), Manuela Better et le directeur de la "bad bank" Christian Bluhm devront s’expliquer en personne sur la double écriture débitrice.

D'après le journal allemand, le ministre des finances M. Schaüble était au courant depuis début octobre.