Pour la chancelière allemande, les euro obligations seraient une manière de mettre la charrue avant les boeufs et donneraient l’impression que le fardeau de la dette est partagée. Il est alors hors de question d’envisager leur émission pour le moment.
Mme Merkel a également exprimé son opposition à une intervention plus poussée de la BCE. « La zone euro a une banque centrale qui est uniquement responsable de la stabilité de la monnaie, c'est son mandat. Elle doit pouvoir l’exercer en toute indépendance ».

Pour Angela Merkel, la confiance ne pourrait être réinstaurée que par une modification des traités européens en vue de renforcer les mécanismes de contrôle des politiques budgétaires des Etats de la zone euro, et d’amener à une plus forte harmonisation des politiques économiques.
Hier soir, le ministre des finances allemand, Wolfgang Schäuble, a justement annoncé que des décisions sur une modification des traités seraient prises vraisemblablement lors du prochain sommet des dirigeants européens le 9 décembre. A été fait mention au protocole 14 du Traité de Lisbonne qui concerne la coordination économique des Etats membres de la zone euro.

Malgré cette opposition affichée, les euro obligations seront au menu des discussions à Bruxelles. La Commission européenne va présenter son projet qui vise à créer des titres de dette garantis en commun par les Etats membres de la zone euro. La proposition sera assortie de mesures pour renforcer la surveillance budgétaire des Etats membres.