L’Italie, troisième économie de la zone euro, revient sur les devant de la scène aux cotés du couple franco-allemand, avec en prime un premier ministre qui connait bien les institutions européennes puisqu’il a été commissaire européen. Une assez bonne nouvelle pour les experts de marché.

L’évolution du rôle de la BCE devrait être au cœur des discussions. Aujourd’hui Alain Juppé a appelé l’institution de Francfort à jouer un rôle essentiel pour sauver la zone euro. Cependant l’Allemagne a fait savoir en début de semaine qu’elle restait farouchement opposée à un rôle accrue à la banque centrale.

Hier le mauvais accueil fait à l’émission allemande a montré en partie la propagation de la crise de la dette de la zone euro au cœur même de cette zone. Tout reste à savoir si la pression est à présent suffisamment forte pour qu’elle fasse machine arrière sur l’intervention de la BCE.

Le fléchissement pourrait se dessiner à condition d’obtenir auparavant des garanties, par la révision du Traité européen en vue d’obliger à une certaine discipline budgétaire et d’éviter que l’action de la BCE incite certains pays à ne pas respecter leurs objectifs de réduction de dette et de déficit. C’est le deuxième sujet crucial qui devrait être évoquée par le trio lors de la conférence de presse de cette après-midi.
Le ministre des finances allemand a fait savoir qu’une avancée serait certainement actée sur ce point lors du sommet des dirigeants des gouvernements de la zone euro le 9 décembre prochain.