Les ministres des finances de la zone euro ont confirmé mardi  les principales caractéristiques du FESF dans son nouveau format. Le véhicule d’investissement ad hoc sera créé, un système d’assurance sera mis en place.

La zone euro ne sera néanmoins pas en mesure d’avoir les moyens de ses ambitions. La capacité du Fonds ne sera pas a priori suffisante pour calmer les marchés. Elle ne pourra couvrir que 20% des titres de dette de la zone euro. L’effet de levier sera de 3 ou 4. Le volume devrait s’avérer inférieur à 2000 milliards.

La mise en fonction de ce Fonds ne pourra pas se faire avant fin décembre.

Pour pallier à l’insuffisance du FESF, les ministres de finance de la zone euro préconise un recours au FMI. L’organisation internationale devrait apporter plus massivement son soutien en empruntant à la BCE pour prêter aux pays de la zone euro les plus en difficultés. Ainsi cela éviterait une transgression des traités et permettrait de contourner la réticence de l’Allemagne.

Pour les experts financiers, cette solution, si elle a le mérite d’être évoquée, parait très compliquée. « De nouvelles négociations seront nécessaires pour augmenter le financement du FMI et définir les modalités d’emprunt auprès de la BCE. Une intervention directe de l’institution monétaire européenne aurait été bien plus simple » mentionne un analyste.

Ces nouvelles annonces issue du sommet de l’Eurogroup, ajouté à la vague de dégradation de la note de 15 grandes banques mondiales par l’agence de notation Standard & Poor’s alimentent les tensions sur le marché des dettes souveraines européennes.
Les taux obligataires de la Belgique, de l’Espagne, et de l’Italie se sont écartés de 10 à 15 points de base par rapport au taux allemand. Le taux à dix italien atteint plus de 7,3%.