Le marché est parcouru par les craintes d'un abaissement général des notes souveraines des pays de la zone euro, en premier lieu la France.
L’Hexagone est pourtant parvenu à lever ce matin 7,96 milliards d’euros d’obligations de longue maturité.

Bien que les récentes mesures prises par la Banque centrale européenne (BCE) ont atténué les problèmes de liquidités entre les banques européennes, le problème des bilans demeure.
Société Générale a annoncé la suppression de 1500 postes en banque de financement et d'investissement, dont plus de la moitié France.
Une rumeur attribue à Deutsche Bank des besoins d’argent frais.
Par ailleurs, le ministre espagnol de l'Economie, Luis de Guindos, a estimé dans un entretien au Financial Times de jeudi que les banques espagnoles avaient besoin de provisionner jusqu'à 50 milliards d'euros en plus pour nettoyer leurs comptes.

Dans ce contexte tendu, la devise européenne est affectée. La parité euro dollar est en baisse de 1,61% à 1,2842.
L’euro est à son plus bas niveau depuis 11 ans face au yen.

Afin de tenter d'apaiser les tensions, les consultations entre chefs d'Etat européens devraient reprendre dans les prochains jours.
Angela Merkel doit rencontrer Nicolas Sarkozy à Berlin lundi prochain, puis le Premier ministre italien Mario Monti mercredi.