Cette fois, on y est presque. Athènes a terminé le gros des discussions avec ses bailleurs de fonds internationaux (UE, FMI) en vue d’obtenir un nouveau prêt de 130 millions d’euros, et se rapproche également d’un accord avec ses créanciers privés (banques, assurances).

Les négociations sur un allègement de la dette se trouvent à un point critique et dans les prochains jours, le PSI (l'accord sur la dette) et les conditions pour l'octroi du deuxième prêt international seront finalisées, a affirmé mercredi le porte-parole du gouvernement grec Pantélis Kapsis.

Selon des banquiers, les discussions avec la troïka (Union européenne, Fonds monétaire international et Banque centrale européenne) doivent se conclure avant que le plan de participation du secteur privé via un échange d'obligations puisse à son tour être finalisé.

Ce plan prévoit une décote de 50% de la valeur nominale des obligations détenues par les créanciers privés (banques, caisses d'assurance ou fonds d'investissement). Il vise à ramener la dette souveraine grecque aux alentours de 120% du produit intérieur brut (PIB) contre plus de 160% actuellement.

Mais les discussions achoppent depuis plusieurs semaines sur les garanties accordées aux banques lors de l'échange de titres.