Les anticipations d’un fort essoufflement de la conjoncture économique aux Etats-Unis ne semblent pas avoir impacter les décisions des entreprises américaines à embaucher.
Selon le département du travail, 243 000 emplois auraient été créés au mois de janvier. C’est le chiffre le plus élevé depuis avril 2011. Le taux de chômage a reculé de 0,8% depuis le mois d’aout à 8,3%.

Les économistes attendaient 150 000 emplois au total avec un taux de chômage maintenu à 8,5%.

Le secteur privé a créé 257 000 emplois. Le secteur public a de son coté supprimé 14 000 emplois.

Les emplois ont notamment été créés dans le secteur du transport et dans le secteur de l’emmagasinage, à raison de 13 100 au total.
Le secteur de la construction a généré 21 000 emplois (après 31 000 en décembre), le secteur manufacturier 50 000 (après 32 000 en décembre).

Les créations du mois de novembre et de décembre ont par ailleurs été révisées à la hausse de 60 000 emplois supplémentaires.

Le salaire horaire a également progressé de 4% en moyenne.

Ces données chiffrées devraient quelque peu repousser le projet de la Réserve fédérale américaine d’accentuer les achats de titres du Trésor afin de soutenir l’économie. La Fed, qui a déjà procédé à l’acquisition de 2,3 trillions de dollars d’obligations américaines, n’avait pas exclu cette option pour venir justement en aide à la composante emploi.

Ceci étant, le marché du travail outre Atlantique n'est pas pour autant assaini. 19,3 millions d'américains sont soit sans emplois soit sous employés. 
Le chiffre du chômage ne tient pas compte, par ailleurs, des nombreux américains qui veulent travailler et qui ont arrêté de chercher ou de ceux qui travaillent en temps partiel et qui souhaiteraient travailler davantage.