Dès son arrivée au sommet à Bruxelles, M Hollande a indiqué la couleur. Les euro obligations feront bel et bien partie des discussions, bien qu’Angela Merkel ne souhaite pas en entendre parler.

Pour le président français, l’Allemagne n’est pas le seul pays à avoir un mot à dire dans la résolution de la crise de la dette qui sévit sur le Vieux continent.

«La relation avec l’Allemagne est très importante mais je ne souhaite pas garder les autres pays à distance. J’aimerais que la France soit écoutée et appuyée par les autres pays. Je ne veux pas d’un duo franco-allemand tel un comité exécutif qui s’imposerait aux autres» a déclaré M Hollande.

Ce dernier ne souhaite donc pas remplacer le fameux 'Merkozy' pas un 'Frangela' ou un 'Merkollande'.

La distanciation de François Hollande vis à vis d'Angela Merkel s’est concrètement manifestée par différentes manières. En premier lieu, le président français a rompu avec le traditionnel tête-à-tête avec la responsable allemande en amont du sommet, à l’instar de ce qui était fait avec Nicolas Sarkozy pendant près de deux ans. Au lieu de cela, il a rencontré le premier ministre espagnol Mariano Rajoy.

Par ailleurs, M Hollande a simplement salué la chancelière avec une poignée de main au lieu de la prendre dans les bras comme le faisait son prédécesseur.

Selon le premier ministre italien Mario Monti, la position de M Hollande a été  largement soutenue.
Parmi les partisans, nous trouvons, entre autres, le président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso, et le chancelier autrichien.

Figurent parmi les opposants aux euro obligations, aux cotés de l’Allemagne, les responsables des Pays-Bas, et de la Finlande.