Les firmes américaines auraient annoncé la suppression de 61 887 emplois au mois de mai. Ce chiffre représente une progression de 53% en glissement mensuel et de 67% en glissement annuel. Le dernier record avait été atteint en septembre 2011.

L’informatique a été le secteur le plus touché. 27 754 licenciements ont été enregistrés, dont 27 000 pour la seule société Hewlett-Packard. Suit ensuite le secteur du transport avec 5419 suppressions de postes.

Depuis le début de l’année, 245 540 emplois auraient été détruits, estime le cabinet d’études, soit un chiffre en hausse de 20% par rapport à il y a un an.

L’industrie informatique aurait été à l'origine de 32 599 suppressions d’emplois (contre 2301 suppressions au cours des cinq premiers mois de l’année 2011), et l’industrie des transports de 24 193 destructions.

D’autres vagues de licenciements devraient voir le jour d’ici fin décembre, estime le cabinet. Un secteur particulièrement à surveiller sera celui de l’industrie alimentaire. Les suppressions ont bondi de 75% depuis début janvier, en glissement annuel, à 9938. Cette estimation pourrait bien gonfler après si la société Hostess Brands venait à mise en faillite. 18500 emplois seraient concernés.

Le département du travail américain doit publier son rapport mensuel sur l’emploi ce vendredi. Les analystes anticipent la création de 150 000 emplois, soit un niveau un peu plus élevé qu’au mois d’Avril qui avait vu 115 000 emplois créés.

Selon ce département, le nombre d’américains ayant formulé une demande d’allocation chômage la semaine dernière aurait grimpé de 10 000 par rapport à la semaine précédente, à 383 000. C’est le plus haut niveau enregistré en cinq semaines. Les demandes de la semaine du 14 mai ont été révisées à la hausse à 373 000 (contre 370 000).

Selon ADP, 133 000 emplois auraient été créés dans le secteur privé au mois de mai.