Chypre pourrait très probablement être amenée à réclamer un soutien financier aux responsables de la zone euro pour venir en appuie à son système bancaire endommagé par la crise que connait le secteur bancaire grec. C’est du moins ce qu’a prétendu le gouverneur de la Banque centrale de Chypre, Panicos Demetriades, dans une interview accordée au Financial Times.

Les banques chypriotes auraient perdu plus de 3 milliards d’euros suite au processus de restructuration de la dette grecque et auraient aujourd'hui plus de 22 milliards d’euros de crédits octroyés aux agents privés grecs.

1,8 milliards d’euros doivent en principe être trouvés d’ici la fin du mois pour recapitaliser la deuxième banque du pays Cyprus Popular Bank.

Michalis Sarris le président de la Popular Bank a souligné que le pays avait une marge de manœuvre très étroite pour procéder seul à cette recapitalisation.
Pour ce dernier, il sera difficile de trouver l’argent supplémentaire nécessaire  autrement qu’en ayant recourt aux instances européennes.

Jusque là Chypre, s’était opposé à faire appel à une aide financière européenne, pour ne pas se voir imposée de programme d’austérité budgétaire, à l’instar de la Grèce, de l’Irlande ou encore du Portugal.

Le pays a alors préféré se tourner vers la Russie qui jusque là lui aurait prêté 2,5 milliards d’euros.

Les prochaines ressources financières extérieures pourraient bien être apportées à Chypre par le Mécanisme européen de stabilité financière.