L’agence Fitch a diminué la note de l’Espagne de A à BBB. A présent, la quatrième puissance européenne se retrouve avec la même note que la Thaïlande ou encore le Mexique.

Les analystes de l’agence mettent en avant la nécessaire implication des autorités nationales pour venir en aide au secteur bancaire espagnol.
Pour se remettre de l’éclatement du marché immobilier en 2008, ce secteur aurait a priori besoin de 100 milliards d’euros, contre 30 milliards d’euros initialement estimés.

Cette aide apportée par l’Etat a vocation à dégrader d’autant plus les finances publiques du pays, d’autant plus que l’Espagne devrait connaitre une récession prolongée jusqu’en 2013.

«La flexibilité financière réduite du gouvernement espagnol contraint sa capacité à intervenir fermement dans la restructuration du secteur bancaire et a accru la probabilité d’une aide financière extérieure », a précisé Fitch. En outre « le niveau élevé d’endettement détenu par des investisseurs étrangers a rendu le pays particulièrement vulnérable à une contagion consécutive à une accentuation de la crise que connait la Grèce ».

Pour certains experts, la décision de Fitch n’est pas tellement une surprise compte tenu du niveau auquel se situent les taux d’intérêt espagnols et en particulier le taux à dix ans qui sert de référence.

De plus d’autres agences de notation avaient amorcé le mouvement avant Fitch. Ainsi Standard & Poor’s a ramené la note de l’Espagne à BBB+ tandis que Moody’s l’a encore maintenu à A3.