Les exportations chinoises ont crû de 1% en glissement annuel, après avoir progressé de 11,3% en juin. Les analystes attendaient en moyenne une augmentation de 8%. En séquence mensuel, les exportations ont fléchi de 1,8% par rapport à juin, et les importations ont augmenté de 2,3%.

Par rapport à juillet 2011, les importations se sont élevées de 4,7%, contre 6,3% en juin et une anticipation de 7%.

L’excédent commercial de la Chine ressort à 25,1 milliards de dollars en juillet, à comparer avec 31,7 milliards de dollars il y a un an. La moyenne des projections tablait sur 35,1 milliards de dollars.

Le volume des exportations de la Chine vers l’Union européenne a reculé de 16,2% sur un an glissant. L’évolution des exportations vers les Etats-Unis est passé de +10,6% en juin, à +0,6%.

Bien que les autorités chinoises demeurent confiantes, il sera difficile pour le pays d’atteindre son objectif de 10% de croissance de son commerce pour l’année 2012.

Fort ralentissement de l’octroi de crédits

Selon la Banque centrale de Chine, les nouveaux crédits en devise locale se sont élevés à 540,1 milliards de yuan, soit 85 milliards de dollars. C’est inférieur à la production de crédits enregistrée fin juin de 919,8 milliards de yuans. C’est le volume le plus faible observé depuis septembre 2011.

La moyenne des prospectives des analystes était de 665 milliards de yuans.

La croissance de la masse M2 (billets, pièces et dépôts à vue, dépôts à termes inférieurs ou égaux à deux ans et dépôts assortis d'un préavis de remboursement inférieur ou égal à trois mois), a été de 13,9%.

Selon certains opérateurs de marchés, en conséquence de cette situation, une baisse du taux de réserves obligatoires de 0,5% pour les banques pourrait bien être décidée dès aujourd’hui.
Deux autres diminutions de 0,5% pourraient suivre au cours des trois prochains mois.

Ces mauvaises statistiques s’ajoutent à d’autres données négatives parues les jours passés. Hier, un rapport montrait que la production industrielle avait été la plus faible depuis 2009.

Les experts de la Barclays ont révisé leur estimation de croissance pour la deuxième puissance mondiale à 7,7% pour le troisième trimestre, contre 8,2% initialement. Ceux de la Deutsche Bank ont abaissé leur prévision à 7,5%, contre 7,9% auparavant.

La croissance du PIB avait été de 7,6% au deuxième trimestre, le plus faible taux enregistré depuis le premier trimestre 2009.