Si le Congrès américain ne parvient pas à se mettre d’accord pour un plan de réduction de la dette d’ici le début de l’année 2013, alors les réductions d’impôts décidées sous l’ère Bush-qui concernent notamment l’impôt sur le revenu, l’impôt sur les dividendes, l’impôt sur les gains en capital, l’impôt sur les biens immobiliers-arriveraient à expiration et l’équivalent de 1000 milliards de dollars de coupes de dépenses prendraient effet automatiquement.

Dans ce contexte, certes, le déficit budgétaire des Etats-Unis afficherait une nette amélioration. Après avoir atteint 1 100 milliards de dollars à la fin de l’année, soit 73% du PIB (le niveau le plus élevé depuis 1950 et le double du niveau enregistré il y a cinq ans), il reculerait à 641 milliards de dollars, soit 4% du PIB, estime le CBO.

Cependant, le pays entrerait sans aucun doute en récession. La croissance annuelle fléchirait de 0,5% en 2013 après avoir crû de 2,25% cette année et le taux de chômage se situerait autour de 9% (contre 8,2% fin 2012).

Dans le cas où le scénario de la « falaise fiscale » ne se concrétiserait pas, le CBO soutient que le déficit budgétaire s’élèverait autour de 1 000 milliards de dollars fin décembre 2013.
La croissance gagnerait 1,7% et le taux de chômage diminuerait à environ 8%.