Le taux de chômage aux Etats-Unis se situe au dessus de 8% depuis février 2009, soit un mois après l’investiture d’Obama en tant que Président des Etats-Unis. Cela représente 42 mois. C’est la période de chômage élevé la plus longue que connaissent les Etats depuis la Grande Dépression des années 1930.
Le pic de ce taux, de 10%, a été atteint en octobre 2009.

Ce taux de chômage ne rend pas compte pour autant de la réalité de la situation. Le marché de l’emploi est plus affaibli que ne l’indiquent les statistiques du gouvernement.

En premier lieu, la part de la population américaine intégrée sur le marché du travail a beaucoup baissé, en particulier chez les jeunes âgés de 16 à 24 ans qui ont opté pour des études plus longues. Cette part ressort à 63,5% en août, contre 63,7% en juillet.

Si cette part avait été aussi élevée qu’en 2007, soit 66%, le taux de chômage ne serait pas à 8,1% mais à 11,6%.

Ensuite, le taux d’Américains «sous employés »- qui prend en compte à la fois les personnes qui recherchent activement un emploi, les personnes découragées ayant abandonné toute recherche d’emploi, et les personnes travaillant, malgré leur volonté, en temps partiel- ressort à 17,2% contre 15% en juillet.

Certes, une amélioration peut être observée entre le début de la présidence et la fin de la présidence de Barack Obama. Pendant la première année de sa présidence, l’économie américaine a perdu en moyenne 422 000 emplois par mois. En 2011, 153 000 emplois en moyenne ont été créés tous les mois.
Cependant en juillet 2012, les Etats-Unis comptaient toujours 316 000 emplois de moins qu’en janvier 2009.

Si le nombre d’Américains au chômage depuis plus de six mois a reculé par rapport au pic de 6,7 millions atteint en avril 2010, il représente encore le double du nombre en vigueur lorsqu’Obama a pris ses fonctions.

Selon la Banque centrale d’Atlanta, pour ramener le taux de chômage à 6%, il faudrait que pendant trois ans, 193 000 créations d’emplois soient enregistrés tous les mois si l’on considère la part de participation de la population dans le marché du travail de 63,5%. A présent, si la part de participation prise en compte est 66%, il faudrait qu’en moyenne 334 000 emplois soient générés chaque mois.