Selon le département du Travail des Etats-Unis, les demandes d’allocation chômage ont atteint 382 000, si l’on tient compte de l’ajustement des variations saisonnières. Ce chiffre est en baisse de 3000 par rapport à la semaine passée. La moyenne des anticipations des analystes tablait sur 375 000.

En principe, il est admis que lorsque le nombre de nouvelles inscriptions au chômage dépasse les 375 000, les embauches en parallèle ne sont pas suffisantes pour réduire le taux de chômage. Celui-ci s'élève selon le dernier rapport mensuel sur l’emploi à 8,1%.

La moyenne des demandes sur quatre semaines s’élève à 377 750, en hausse de 2 000. C’est le plus haut niveau depuis juin.
L’évolution de l’économie américaine ne plaide pas pour une embellie notable sur le front de l’emploi à court terme.

Entre avril et juin, la croissance américaine n’a progressé que de 1,7%, contre 2% entre juin et mars, et 4,1% entre octobre et décembre 2012. Les économistes s’accordent à penser que pour l’ensemble de l’année la hausse du PIB américain devrait être de 2%. Cela ne permet pas d'espérer un nombre de créations de postes suffisant pour conduire à un rétablissement du marché du travail américain.

C’est d’ailleurs cette situation qui a poussé la Fed, la Banque centrale américaine, à annoncer une série de nouvelles mesures, la semaine dernière pour soutenir l’économie. En particulier, l’institution monétaire a décidé de lancer un nouveau programme de rachat des titres de dette immobilière sur le marché et de prolonger son opération Twist (opération consistant à remplacer les titres de dette à court terme détenus dans le bilan par des titres de dette à plus long terme). Au total environ 85 milliards d’euros par mois seront injectés dans le système jusqu’à ce que le taux de chômage affiche une nette amélioration.