A la question, « le Portugal s’inscrit-il actuellement dans une position permettant à la BCE de lui venir en aide en rachetant ses titres de dette sur le marché pour amoindrir son coût de refinancement ? », Mario Draghi répond par la négative.
«Le nouveau programme de rachat ne s’applique pas aux pays qui sont actuellement sous un programme d’ajustement jusqu’à ce qu’ils aient un accès entier au marchés financiers. L’OMT ne saurait se substituer à un manque d’accès au marché primaire» a déclaré M Draghi.

Celui-ci poursuit, « si le Portugal est parvenu mercredi à procéder à sa première émission à cinq ans depuis longtemps-ce qui constitue une bonne nouvelle- nous pouvons parler d’un début d’accès au refinancement par les marchés mais pas d’un plein accès ».

Le président de la BCE juge par ailleurs les progrès accomplis par le gouvernement au pouvoir, significatifs. «La situation politique d’ensemble paraît forte malgré l’expression d’une profonde préoccupation par la population qui nous paraît compréhensible».