Selon l’Association chinoise des constructeurs automobiles, les ventes de véhicules en octobre ont progressé de 6,4% à 1,3 million de véhicules, après une contraction de 0,3% en septembre.

Les ventes de véhicules japonais ont cependant décliné de 38,2% en rythme mensuel à 98 900 véhicules. C’est la première fois que les constructeurs japonais vendent moins de 100 000 véhicules depuis 2009.
Sur un rythme annuel, les ventes se sont effondrées de 59,4%.

La part de marché de ces derniers est ainsi tombée à 7,6%, contre 13% en septembre.

Parallèlement, la part de marché de constructeurs allemands a progressé de 24% à 27% et celles des constructeurs chinois de 30% à 31%.
Pour ce qui est des constructeurs américains, Ford a indiqué avoir vendu 60 518 véhicules le mois dernier, ce qui représente une hausse de 48% en glissement annuel. General Motors a avancé avoir vendu 251 812 véhicules (soit une augmentation des ventes de 14,3% sur un an).

La désaffection pour les marques japonaises est notamment la conséquence du conflit territorial qui oppose la Chine au Japon concernant un certains nombre d’iles situées à l’est de la Chine. Certains consommateurs chinois ont été particulièrement effrayés par les images sur Internet d’agressions faites sur des véhicules japonais.

Lundi, le groupe Toyota a indiqué s'attendre à vendre 200 000 véhicules en Chine au cours du deuxième semestre de son année fiscale. L'attitude hostile des ménages chinois à l'égard des produits japonais devraient l'impacter de 373 millions de dollars. 
Honda a, de son côté, réduit ses prévisions de vente en Chine à 620 000 véhicules, contre 750 000 véhicules initialement.

Le boycottage des véhicules japonais n'est cependant pas sans conséquence sur l'économie de certaines provinces chinoises, les assemblages étant réalisés sur place.