Les investisseurs se sont massivement portés vendeurs de la devise japonaise après que le premier ministre ait annoncé la tenue d'élections le 16 décembre et que Shinzo Abe, le leader du parti de l’opposition, qui a de fortes chances de remporter la victoire, ait appelé la Banque centrale du Japon à imprimer de la monnaie de manière illimitée et à maintenir son taux directeur à 0 ou en dessous de 0.

Aussi, si le marché ne s’attend pas à ce que la Banque centrale du Japon fasse preuve de plus de modération dès ce jeudi, à la suite de sa réunion mensuelle, la suite des évènements augure une poursuite et une intensification du programme de rachat de titres sur le marché par l’institution monétaire.

Parallèlement, outre Atlantique, les signes de négociations pour résoudre le désaccord entre Démocrates et Républicains au sujet de la définition de la politique budgétaire américaine, se multiplient.
Vendredi, les responsables du Sénat et de la Chambre des représentants, les deux organes qui forment le Congrès américain, ont signalé être enclins à fournir plus d' efforts pour traiter les divergences de point de vue.

En conséquence, la parité dollar-yen a atteint 81,59 sur la plateforme de transactions EBS, soit son plus haut niveau depuis le 25 avril.

La semaine dernière, le yen a perdu 2,4% contre le dollar. C’est le plus fort recul hebdomadaire enregistré en 9 mois.

Pour beaucoup, la tendance baissière a vocation à perdurer. La parité pourrait ainsi s’élever à 84 d’ici la fin de l’année dans le cas où les indicateurs montraient des signes d’amélioration sur le front macroéconomique des Etats-Unis, et si un accord finissait effectivement par être trouvé entre les membres du Congrès.