Les responsables de la zone euro ont fini par s’entendre ce mardi, dans les grandes lignes, sur les mesures à prendre en vue d’aider la Grèce à revenir sur un niveau de dette soutenable. Il ont également convenu de débloquer la prochain versement de fonds nécessaires à la poursuite de la construction du pays.
Cette situation a eu pour effet de lever, à court terme, un risque important qui pesait sur la zone euro.

Outre Atlantique, après un certain nombre de rebondissements, il semble que le marché ait pris le partie de s’orienter vers une issue favorable à la problématique budgétaire qui domine dans aux Etats-Unis.

Qui plus est à un mois de la fin d’année, les opérateurs de marché cherchent désespérément à récupérer quelques points de rendement supplémentaires sur le compartiment de la dette souveraine.

En conséquence, les achats massifs de titres espagnols et italiens ont eu pour effet une forte diminution des taux obligataires. 
Le taux à dix ans espagnol a reculé de 0,11% à 5,20%, soit son niveau le plus bas depuis 8 mois. Le niveau de CDS sur l’Espagne (credit default swap, sorte de police d’assurance contre le défaut d’une entité) a touché un plus bas point depuis deux ans.

Le taux à dix ans italien qui se situait déjà à son plus bas point depuis juin 2011 a fléchi de 0,08% à 4,50%. Ce dernier pays a réussi à émettre des obligations à 5 et 10 ans à un plus faible coût enregistré depuis deux ans. Les obligations à échéance 2017 ont été placées à un taux de 3,23% et les obligations à échéance 2022 à un taux de 4,45%.

Ces mouvements n’ont pas été sans répercussions sur les taux d’autres Etats membres de la zone euro, tels que la Belgique et la France. Le taux à dix ans de la Belgique a décliné à 2,18%, son plus bas point depuis la création de l’union monétaire.