Au total l’institution monétaire détenait 104 900 milliards de yens à fin septembre, soit 11,1% du montant total des obligations souveraines japonaises émises. C’est une somme record.
La part détenue par les investisseurs étrangers s’élève à 9,1%.
Jeudi, la Banque centrale a indiqué son intention d’élargir son programme de rachat de titres pour la cinquième fois dans l’année. L’élargissement est d’une valeur de 10 000 milliards de yens. 5 000 milliards seront investis dans des titres du Trésor du Japon.
La Banque centrale a signalé, qui plus est, vouloir acheter 44 000 milliards de yens d’obligations souveraines l’année prochaine.
Certains observateurs craignent fortement des conséquences néfastes à cette situation. Les doutes des investisseurs sur la soutenabilité de la dette japonaise qui s’élevait à 948 000 milliards de yens à la fin du troisième trimestre pourraient s’accentuer. Le coût de refinancement du Japon sur les marchés pourrait fortement se renchérir.
La seule contrainte que l’institution s’est auto imposée est celle de conserver un montant d’obligations souveraines inférieur au montant de liquidité en circulation.

En excluant les titres acquis à partir du programme de rachat, que la Banque centrale considère de manière distincte des autres titres détenus dans le bilan, la valeur des obligations souveraines acquises est de 67 400 milliards de yens. Parallèlement 82 500 milliards de yens seraient en circulation. Il reste officiellement une certaine marge de manœuvre.
Quoiqu’il en soit, quand bien même cette marge de manœuvre n’existerait pas, la Banque centrale n’aurait certainement pas d’autre choix que de continuer à racheter les titres de créances émis par le gouvernement. De plus en plus l’indépendance de l’institution semble remise en cause par le pouvoir exécutif.
A maintes reprises, Shinzo Abe, le prochain premier ministre pressenti, à clairement exprimé sa volonté de voir la Banque centrale poursuivre et renforcer sa politique monétaire très accommodante en vue de combattre la déflation, par deux biais en particulier : la redéfinition de son objectif d’inflation à 2% et l’allongement de son programme de rachat de titres sur les marchés.