L’amélioration de l’environnement global, une dynamique retrouvée des exportations, l’accélération de la mise en place des réformes par le gouvernement à l’intérieur du pays, dans le but notamment de soutenir la consommation devraient être autant d’éléments moteurs pour faire croître l’économie et les bénéfices des entreprises.

Les bénéfices des entreprises sont attendus en hausse de 9%. Le PIB devrait s’élever de 8,1%.

La perception de l’évolution économique de la Chine des investisseurs locaux, qui comptent pour 80% des volumes de transactions sur les marchés de Shanghai et de Shenzhen devrait, de ce fait, grandement s’améliorer. Jusque là, le regain de confiance a surtout été constaté chez les investisseurs internationaux, pas chez les investisseurs domestiques. Cela est en train de changer.

Au-delà des considérations macroéconomiques et microéconomiques, des éléments purement financiers militent également en faveur d’un rallye des actions chinoises cette année. Les actions semblent très sous évaluées si l’on tient compte du ratio cours sur bénéfices. L’indice composite de Shanghai n’a que 3,2% en 2012, quand d’autres places boursières asiatiques (Inde, Indonésie, Malaisie) ont extrêmement bien performé et que l’indice S&P 500 a bondi de 13%.

«Les investisseurs ont déjà intégré toutes les mauvaises nouvelles possibles. Il y a beaucoup moins de marge pour une baisse» explique alors Helen Zhu.
Enfin, les politiques ultra accommodantes des banques centrales ont conduit à une injection massive de liquidité sur les marchés financiers. Une partie de cette liquidité a vocation à se positionner sur les actions des pays émergents, et en particulier sur les actions chinoises.

Une erreur d’appréciation en 2012

Début 2012, la stratégiste prévoyait une évolution de l’indice CSI (China Securities Indes) 300-qui reflète la progression de 300 actions négociées sur les bourses de Shanghai et de Shenzhen- de 30%. L’indice n’a en réalité gagné que 10%.
Pour Helen Zhu, la principale explication de ce décalage est liée à l’estimation des bénéfices des entreprises. «La décélération des bénéfices a été bien plus importante que ce que le marché anticipait. Le ralentissement de l’économie a été plus prononcé que ce qui était escompté. La croissance du PIB est passée de 9,3% en 2011 à 7,5% en 2012».
Ces sources d’erreur n’ont plus lieu d’exister cette année.