Dans le cadre d’une interview accordée à Bloomberg, Haruhiko Kuroda s’est dit favorable à plus de stimulus monétaire au sein de la troisième puissance économique mondiale de manière à soutenir la croissance.

«Des mesures supplémentaires pourraient être justifiées pour cette année. Le Japon a une véritable marge de manœuvre pour mener une politique monétaire plus accommodante », a déclaré M Kuroda dans une interview. M Kuroda a insisté sur le fait qu’il s’exprimait en sa qualité d’économiste et de président de la BAD, non en tant que candidat à la fonction de président de la BoJ.
Selon M Kuroda, l’équivalent de plusieurs milliers de milliards de dollars d’actifs financiers pourrait encore être racheté par la BoJ. L’objectif étant de faire sortir le pays, une bonne fois pour toute, d’une déflation qui sévit depuis 15 ans.
La dépréciation du yen n’est alors analysée que comme un «ajustement naturel ». La devise nippone ayant été, et étant encore, surévaluée par rapport aux autres devises fortes, le dollar et l’euro.
Le yen a perdu 14% de sa valeur au cours des trois derniers mois contre le billet vert, à 92,56.

Pour de nombreux analystes, notamment de JP Morgan et de Crédit Suisse, ces déclarations devraient amener le premier ministre japonais Shinzo Abe à se montrer davantage enclin à nommer M Kuroda à la tête de la BoJ à la place de Masaaki Shirakawa.
Ce d’autant plus que l’institution monétaire avait indiqué le mois dernier qu’elle se lancerait dans un programme de rachat de titres de dette uniquement en janvier 2014.

Shinzo Abe doit dévoiler le nom du nouveau gouverneur de la BoJ d’ici la fin du mois de février. Les principaux concurrent de Haruhiko Kuroda sont Kikuo Iwata, professeur d’économie à l’Université de Gakushuin, Kazumasa Iwata, président du Centre japonais pour la recherche économique, Heizo Takenaka, ancien ministre de l’économie, et Toshiro Muto ancien vice gouverneur de la BoJ.