Pour ce dernier, les indicateurs économiques semblent signaler un plus important essoufflement de la dynamique économique de la zone euro.
«Les indicateurs disponibles signalent un plus grand ralentissement en ce début d’année 2013, avec une demande domestique qui reste ébranlée. Le sentiment de confiance des consommateurs et des investisseurs est bas. Des ajustements des bilans tant dans le secteur publique que dans le secteur privé sont encore nécessaires. La demande étrangère demeure également atone» a déclaré M Draghi dans une audition devant le Parlement européen.
La reprise devrait être très progressive plus tard dans l’année.


Les perspectives d’évolution de l’inflation appellent également à la prudence. «L’inflation annuelle a continué à reculer passant de 2,5% en octobre à 2,2% en novembre et décembre, à 2% en janvier. Elle devrait passer sous le seuil des 2% à court terme ».

Ce faisant la déflation guetterait donc la zone euro.

Cette configuration conforte le responsable de la BCE dans son intention de ne pas agir pour faire dévaluer l’euro. «En ce qui concerne le taux de change, laissez moi être clair sur le fait que le taux de change n’est pas une cible de la politique monétaire menée par la Banque centrale même s’il est important pour la croissance et la stabilité des prix ».

M Draghi, pour qui le risque de guerre de monnaies est très faible, si ce n’est inexistant à ce jour, s’attend sans doute à ce que les fondamentaux de la zone euro reprennent le dessus dans les considérations des investisseurs.

A ce jour «que ce soit en se basant sur le taux réel ou sur le taux nominal, l’euro se situe grosso modo au niveau de sa moyenne de long terme ».

Beaucoup s’attendent à ne pas voir la parité aller au-delà de ce niveau. Certains experts n’hésitent pas à tabler sur un fléchissement de la parité euro dollar dans la fourchette 1,25-1,30.

Rares sont ceux qui escomptent un euro dollar au dessus de 1,40 dans les mois à venir.