"La situation des marchés en 2011 ne nous a pas laissé d’autre choix que de couper le budget de l’Italie et d’adopter des réformes significatives en dépit de la faible croissance" a déclaré Mario Monti.

"Il y a cependant un décalage entre la mise en œuvre de ces réformes et les bénéfices qui en découlent" déplore ce dernier.

Les bénéfices sur le plan de la croissance tendent à prendre plus de temps à se faire sentir que les bénéfices sur les marchés financiers.

"Si vous menez les bonnes politiques et que cela ne se traduit pas dans les faits, notamment par une baisse significative des taux d’intérêt, alors cela entraîne une réaction négative politique".

En 2013, l’Italie aura un déficit structurel proche de 0, assure Mario Monti. La stratégie de réduction des déficits doit être poursuivie au niveau de l'ensemble de l’Union européenne à moins que "nous n’autorisions passivement une "simpliste", d’autres diront "populiste" tendance à avoir des politiques qui déraillent".

A la fin de son discours une véritable standing ovation a été faite au chef du gouvernement italien laissant Peter Spiegel, responsable du bureau de Bruxelles du Financial Times et Ian Traynor éditorialiste pour le journal The Guardian twitter pour le premier «Mario Monti semble être beaucoup plus populaire à Bruxelles que dans son pays natal» et pour le second «le plus grand perdant à Rome a été traité aujourd’hui comme un grand vainqueur».