La trésorerie d’Apple, de 137,1 milliards de dollars fin décembre 2012, représente 9,5% de l’ensemble de ce trésor de guerre. Depuis 2009, la société a pu accumuler 103 milliards de dollars, 26% des 396 milliards entassés depuis cette date.

Les entreprises du secteur high tech sont parvenues à amasser 556 milliards de dollars (38% du total). Les entreprises du secteur de la santé ont pu empiler 196 milliards de dollars (14% du total), les entreprises des produits de consommation 125 milliards de dollars (9%), les entreprises de l’énergie 112 milliards de dollars (8%) et les constructeurs automobiles 73 milliards de dollars (5%).

Apple, Microsoft (68,3 milliards), Google (48,1 milliards), Pfizer (46,9 milliards) et Cisco (46,4 milliards) auraient constitué à eux cinq un coussin on ne peut plus confortable de 347 milliards de dollars. C’est un quart de la somme totale.

Suivent ensuite, Oracle (33,7 milliards), Qualcomm (28,4 milliards $), General Motors (27,4 milliards $), Amgen (24,1 milliards $), Ford (22,9 milliards $)
Les cinquante premières entreprises du classement réunissent 889 milliards de dollars, ou 61 % de la somme, contre 784 milliards (59%) en 2011.

L’utilisation de ce cash


Les entreprises américaines ont préféré dépenser une partie du cash accumulé en dépenses de capital et dividendes au lieu d’opérations de rachat d’actions et d’acquisition.
194 milliards de dollars ont été investis pour faire des rachats d’actions en 2012, en baisse de 14%. Parallèlement 320 milliards de dollars ont été distribués sous forme de dividende, soit une hausse de 14%. Les dépenses en capital se sont accrues à 829 milliards de dollars l’année dernière.
Enfin 321 milliards de dollars ont servi à réaliser des acquisitions. Bien que ce chiffre soit en diminution, il est supérieur à la moyenne enregistré entre 2008 et 2010 de 240 milliards de dollars.

La conservation du cash à l’étranger


840 milliards de dollars sont conservés par les entreprises américaines à l’étranger. Ce montant a cru de 20% en 2012.
69% de la liquidité d'Apple est maintenue en dehors des Etats-Unis, 78% de la liquidité d'Amgen, 65% de celle de Qualcomm et de Google.
Pour Microsoft, cette proportion s’élève à 89%, soit 69 milliards de dollars. Pour Oracle et Cisco, les pourcentages communiqués sont de respectivement 80% et 85%.

Plusieurs facteurs expliqueraient ce phénomène parmi lesquels le coût élevé du rapatriement des capitaux, de meilleures perspectives de croissance à l’étranger…

Cette tendance devrait se renforcer à moins que les autorités américaines n’adoptent une législation qui encouragent les entreprises à agir autrement.

Cependant selon les analystes de Moody’s les divergences de point de vue au sein de Washington étant trop importantes, une législation fiscale dans le domaine n’est pas anticipée dans un bref horizon.