Il s’agit là d’un bond en avant pour la SEC. En décembre 2012, l’Autorité de régulation avait tapé sur les doigts du dirigeant de la société Netflix, Reed Hastings, et prévenu d’une possible action en justice en raison d’un message posté sur le site Facebook.

M Hastings avait alors indiqué sur son propre compte qu’il félicitait son équipe pour avoir dépassé le milliard d’heures de vidéo regardées en l’espace d’un mois.

La SEC avait mal pris le fait que tous les investisseurs de la société aient pu ne pas être mis au courant de cette information en même temps. Bien que les éléments d’information étaient visibles sur le compte librement ouvert au public de M Hastings, pour autant seuls 200 000 fans étaient rattachés à ce compte. En outre, aucun document officiel ne faisait part de ces éléments. L’égalité de traitement des investisseurs devant l’information et l’équité sur les marchés étaient de ce fait mises en cause.

Après plusieurs mois d’enquête, l’Autorité de régulation a cependant consenti au fait que les entreprises puissent librement utiliser les réseaux sociaux comme moyen de communication avec leurs investisseurs.
Celles-ci devront cependant spécifier auparavant sur quel réseau au juste elles envisagent de faire leurs annonces.

« Certains investisseurs ne devront pas être en mesure d’avoir accès à des informations avant d’autres uniquement parce que la société a décidé de divulguer d’importantes informations de manière sélective. La plupart des réseaux sociaux constituent des méthodes parfaitement adéquates pour communiquer avec les investisseurs, mais pas si l’accès est restreint et si les investisseur ne savent pas où ils doivent aller pour trouver les dernières informations en date» a expliqué George S. Canellos, un des responsables de la SEC.

Cette mesure est une manière pour la Sec de fermer le dossier Netflix sans conséquence fâcheuse et de fixer quelque peu les règles du jeu dans ces nouveaux moyens de communication en plein essor que constituent les réseaux sociaux.