Le PIB de l’Allemagne a crû de 0,1% à la fin du premier trimestre de l’année. C’est moins que ce qu’attendaient les économistes, cependant ce niveau permet à Berlin de refaire surface en terrain positif. « L’économie de l’Allemagne reprend lentement. Le très dur hiver a joué un rôle dans la faiblesse de la croissance». a commenté l’Office fédéral des statistiques.

Une révision à la baisse a été faite de l’estimation du trimestre précédent de -0,6% à -0,7%.

La France est de son coté entrée en récession. Après avoir fléchi de 0,2% au quatrième trimestre 2012, le PIB a de nouveau reculé de la même ampleur à la fin du premier trimestre 2013 selon l’Insee.

L’écart entre les deux grandes puissances européennes pourrait bien se creuser dans les mois à venir selon de nombreux observateurs.

L’activité de l’industrie allemande connait une accélération. Les carnets de commandes commencent à se remplir de nouveau et les entreprises sont prudemment en train d’intensifier leurs investissements. La demande domestique, grâce à un marché du travail encore robuste et aux augmentations de salaires demeure solide.
Le puissant syndicat des ingénieurs, qui inclut le secteur automobile, a consenti à un accord prévoyant une élévation des salaires de 3,4% en juillet et de 2,2% en mai 2014.

En France, le niveau d’investissement reste bas, et a même diminué de 0,9% entre janvier et mars après être descendu de 0,8% entre octobre et décembre 2012. Les exportations et la construction ont également régressé.