Les ventes de véhicules sont attendues à 15,5 millions cette année. C’est un plus haut niveau en six ans.
Or, les usines sont déjà en train de fonctionner à hauteur de 95% de leur capacité.
Dans ces conditions, certaines sociétés devraient dépenser des millions de dollars en nouveaux équipements pour pouvoir répondre à l’abondante demande et devraient recruter plus de 27 000 salariés d’ici la fin de l’année selon le Centre de recherche pour le secteur automobile des Etats-Unis. Entre janvier et mai, l’industrie automobile auraient déjà procédé à 8000 nouveaux recrutements.

Les profils les plus recherchés seront des ingénieurs, des techniciens et des ouvriers.

Le secteur automobile a toujours été un pourvoyeur important d’emplois aux outre-Atlantique. Depuis la fin de la récession en juin 2009, et jusqu’à mai 2013, 167 500 emplois auraient vu le jour dans cette industrie.

Selon le cabinet, LMC Automotive, la tendance a vocation à perdurer. En 2017, la vente de 17 millions de véhicules a été anticipée. Ce niveau égalise les pics touchés à la fin des années 1990, début des années 2000. Le principal argument invoqué est le fort taux de remplacement des véhicules anciens. La durée de détention d’un véhicule aujourd’hui est de plus de 11 ans.

Ces créations d’emplois devraient soutenir la croissance de l’économie américaine.

Plus en détail

Chrysler, Honda, General Motors, Mercedes-Benz et Ford auraient planifié, à elles seules, d’ajouter 13 000 personnes à leurs effectifs sur l’ensemble de cette année. Chrysler a signalé avoir l’intention de réaliser 3500 nouvelles embauches notamment dans l’Indiana, l’Ohio, le Michigan ; Ford espère engager 5600 salariés supplémentaires en particulier dans le Michigan et dans le Missouri, GM 4000 dans l’Arizona, la Georgie, le Michigan et le Texas, et Honda 500 dans l’Ohio, l’Indiana et l’Alabama.

Au-delà des grands constructeurs, les équipementiers devraient également se révéler actifs sur le marché de l’emploi, singulièrement TRW Automotive, Lear, et BorgWarne, Waukesha Metal Products.

Un tableau à nuancer


Si les salaires demeurent élevés pour les ingénieurs et les travailleurs en col blanc, ceux des ouvriers dans les usines ont grandement diminué. La plupart des nouveaux salariés qui débutent seraient rémunérés 16 dollars de l’heure, soit plus de moitié moins qu’un salarié en poste depuis longtemps.

L’affaiblissement des revenus a notamment été une concession faite par l’Union des travailleurs dans le secteur automobile en réponse à l’entrée du secteur dans une phase de crise, six ans plus tôt.
Les allocations de santé et les allocations de retraite ont également corrigé à la baisse.