De manière à ramener le calme dans le pays, l’armée égyptienne a élaboré un plan pour suspendre la constitution islamique, dissoudre le parlement dominé par des membres du parti islamique et mettre en place une nouvelle administration temporaire avec à sa tête le chef de la justice du pays dans le cas où le président actuel Mohammed Morsi échouait à trouver une solution avec ses adversaires d’ici mercredi.

Mohammed Morsi a rejeté cet ultimatum et refusé en conséquence de démissionner.
Des confrontations entre ses supporters et ses opposants se sont alors intensifiées. Plus d’une vingtaine de personnes ont été tuées la nuit de mardi.

Si l’Egypte n’est pas un producteur de pétrole, pour autant son contrôle sur le canal de Suez, une des voies les plus empruntées par les tankers pétroliers qui lie la mer de la Méditerranée et la mer Rouge lui confère un rôle crucial dans le maintien d’une offre de pétrole stable au niveau mondial.

Des craintes sont, par ailleurs, alimentés sur le fait que les tensions en Egypte pourraient se répandre au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

Parmi les autres éléments explicatifs de la montée du cours de l’or noir, figurent les anticipations d’une baisse des stocks de barils recensés aux Etats-Unis. Le département de l’Energie doit donner son estimation ce mercredi. L’Institut américain du pétrole a signalé mardi que ces stocks avaient décru de 9,4 millions de barils la semaine dernière.