Dans un communiqué, les membres de la Troïka ont signalé avoir terminé leur mission d’évaluation sur les efforts déployés pour la Grèce pour redresser ses finances publiques. Les perspectives économiques sont en ligne avec les projections faites mais restent incertaines.

Les membres de la Troïka ont notamment salué l’acceptation par le gouvernement grec de la mise en œuvre de mesures de restructuration du personnel public d’ici la fin de l’année. 4000 personnes devraient être licenciées alors que le taux de chômage avoisine 27% et 25 000 personnes devraient soit être mutées dans une nouvelle fonction, dont 2000 enseignants et 3500 policiers, 2000 employés des collectivités locales. Ces fonctionnaires devraient recevoir seulement 75% de leur salaire dorénavant et s’ils ne sont pas transférés ailleurs dans un délai de huit mois, pourraient être licenciés. 

Partant de ces considérations, les membres de la Troïka ont alors donné leur feu vert pour permettre le dernier versement à la Grèce de l’aide financière consentie, d’un montant de 6,3 milliards d’euros.

L’accord doit encore être validé par les ministres des finances lors de la réunion de l’Eurogroupe qui doit avoir lieu ce lundi.

Jeroen Dijsselbloem, ministre des finances néerlandais qui se trouve à la tête de l’Eurogroupe n’a pas voulu se prononcer sur l’issue de la réunion de ce soit, précisant que les progrès réalisés seront scrupuleusement estimés.

Certains problèmes ne sont pas encore réglés. En particulier, le gouvernement veut abaisser la TVA dans la restauration de 23% à 13% pour stimuler l’industrie domestique du tourisme. Les membres de la Troïka ne sont pas convaincus de l’efficacité de la réforme.

Par ailleurs, l’accentuation d’une certaine divergence de point de vue entre les membres du gouvernement de coalition sur la manière de restaurer les finances publiques du pays a jeté un doute sur la capacité de la Grèce à remplir les engagements pris en contrepartie de l’appui donné.
La prochaine tranche d'aide pourrait alors être distribuée en plusieurs fois, en fonction des efforts fournis par les membres du gouvernement.  Cette option a été évoquée par le commissaire européen en charge des affaires économiques, Olli Rehn.