Les investisseurs privés auraient été vendeurs nets de 29 milliards de dollars de titres de dette américaine.
Dans l’ensemble, les investisseurs étrangers se sont délestés des obligations souveraines américaines, à hauteur de 27,2 milliards de dollars en mai, après en avoir accumulé 21,8 milliards de dollars en avril.

Ce mouvement s’explique en grande partie par la remontée significative du taux à dix ans américain du fait de la spéculation des investisseurs autour du changement d’orientation de la politique monétaire menée par la Réserve fédérale américaine. Le gouverneur de la Fed a répété à plusieurs reprises l'intention de la Banque centrale de réfléchir sérieusement à l’éventualité de réduire son programme d’achats massifs de titres de dette sur le marché d’ici la fin de l’année. Le taux à dix ans est ainsi passé de 1,63% le 1er mai à 2,74% le 1er juillet avant de retomber à 2,5% la nuit dernière.
Les investisseurs exposés aux obligations américaines d’une maturité de dix ans ont perdu 1,94% en mai, la plus importante correction depuis 2010.

Parallèlement aux ventes importantes des opérateurs privés étrangers, les entités gouvernementales étrangères notamment les banques centrales ont préféré se porter abondamment acquéreuses des titres américains en tant que "valeur refuge". Les achats nets sont évalués à 40,3 milliards de dollars.

La détention de la Chine de titres émis par le Trésor américain, en mai, s’est élevée de 25,2 milliards de dollars, à 1 316 milliards de dollars. La Chine conserverait ainsi la première place dans le classement des pays détenteurs de la dette américaine. La deuxième puissance mondiale aurait accru son exposition aux taux longs américains durant sept des huit derniers mois.

La Chine s’est ainsi efforcée de placer au mieux ses réserves de devises étrangères, évaluées à 3 500 milliards de dollars à la fin du deuxième trimestre contre 3 440 milliards de dollars à la fin du premier trimestre sur fond d’une hausse de l’excédent commercial à plus de 20 milliards de dollars.