L’institution monétaire a décidé de ne pas toucher à son taux directeur ce mois-ci, situé à un niveau de 0,5%.
Les membres du Conseil ont affiché une certaine divergence d’opinion sur la question. «Certains gouverneurs observant les améliorations au niveau économique n’ont pas trouvé justifiée une discussion sur le sujet, en revanche d’autres gouverneurs ont estimé que celle-ci s’imposait » a déclaré Mario Draghi.

Selon ce dernier, la reprise serait la plus faible, la plus fragile reprise jamais observée au sein de la région. Le PIB de l’union monétaire a cru modestement de 0,3% au cours du deuxième trimestre de l’année.
Par ailleurs, le taux de refinancement sur le marché interbancaire a fortement progressé ces derniers mois. Le taux à trois mois est passé de 0,128% fin décembre 2012 à 0,225%.

Aussi, l’intention a été réitéré de se tenir prêt à utiliser tous les instruments à  disposition pour maintenir les taux à un niveau bas, ce d'autant plus que la marge de manœuvre a été élargie par le repli de l’inflation, à 1,1%. 

En particulier, Mario Draghi a de nouveau signalé qu’il n’excluait pas, le cas échéant, le lancement d’une troisième opération de refinancement à long terme des banques européennes à des conditions avantageuses à l’instar de celle orchestrées en décembre 2011 et février 2012. 1 000 milliards avaient été empruntés pour un laps de temps de 3 ans.

A la suite de la conférence de Mario Draghi, l’euro a grimpé de 0,5% à 1,36 dollar, un plus haut depuis janvier.

La liquidité ainsi injectée sera censée permettre aux établissements bancaires d’augmenter leur volume de crédits et ainsi de soutenir la dynamique économique.  La quantité des prêts accordés aux entreprises dans certains pays est modique à la fois du fait d’une moindre demande mais aussi en raison d’un resserrement des conditions de l’offre. «Les flux de crédits sont vraiment très faibles » a commenté Mario Draghi.