Dans le cadre des normes de Bâle les banques vont devoir communiquer sur la manière dont elles mesurent le ratio de levier à partir de 2015 et commencer à implémenter un ratio de levier à partir de 2019.

Andrew Tyrie, président de la commission bancaire parlementaire a cependant demandé que le comité de politique financière de la Banque centrale d’Angleterre se voit accordée le pouvoir d’établir un ratio de levier bien plus tôt. Ses pairs ont déposé un amendement à cet effet dans le cadre de la loi sur la réforme bancaire qui doit être discutée par les députés ce mardi.

Le ministre des finances britannique, George Osborne aurait demandé au gouverneur de la Banque centrale d’Angleterre de considérer si et quand le comité de politique financière aurait besoin du pouvoir d’établir ce ratio pour l’ensemble du système bancaire.

« Je suis ouvert à la recommandation faite selon laquelle le comité de politique financière aurait besoin du pouvoir implémenter un ratio de levier avant la deadline définie au niveau international, et à un niveau plus élevé que celui imposé sur le plan international. Toutefois, je veux savoir précisément comment ce pouvoir contribuera à l’objectif premier du comité qui est celui de garantir une stabilité financière au Royaume-Uni » a précisé George Osborne.
« L’introduction de ce ratio de levier ne doit pas affecter la capacité des banques à soutenir l’économie en prêtant aux consommateurs et entreprises britanniques» ajoute-t-il.

La réponse de Mark Carney

Dans une lettre adressée au ministre des finances George Osborne et publiée sur le site du Trésor ce mardi, le gouverneur Mark Carney a indiqué que l’établissement d’un ratio de levier était une composante vitale pour apprécier la solidité d’une banque et assurer la stabilité financière. « Si je devais choisir une seule raison pour laquelle les banques canadiennes ont si bien résisté à la crise, ce serait parce qu’elles étaient soumises à une norme de ratio de levier » a avancé Mark Carney.

Une évaluation sera donc faite. Elle cherchera à déterminer comment le ratio de levier devrait être appliqué aux groupes bancaires ayant à la fois une entité commerciale et une entité d’investissement-dans la mesure où l’Autorité de régulation prudentielle des banques a déjà un contrôle sur le montant de dette des banques destinées aux particuliers-. Elle s’efforcera d’apprécier quels impacts ce ratio pourrait avoir sur leur capacité de prêt et quel serait le standard minimum requis pour garantir que le système bancaire britannique est suffisamment robuste.