« Nous sommes haussiers sur le dollar en raison du décalage qui existe au niveau de la macroéconomie et de la politique monétaire entre la zone euro et les Etats-Unis. Il est fort probable que la Banque centrale européenne adopte d’autres mesures pour soutenir l’union monétaire- notamment une troisième opération de refinancement de long terme des banques européennes à des conditions avantageuses- alors que la Réserve fédérale américaine a enclenché le processus de normalisation de sa propre politique avec la réduction dès ce mois-ci de son programme d’achat d’actifs de 10 milliards de dollars » avance Franck Nicolas.
Cependant, des vents contraires contre l’euro devraient limiter une trop forte hausse du billet vert. « En particulier, le système bancaire européen qui représente 400% du PIB continue de rapatrier des activités en euro, ce qui a pour effet de soutenir le cours de la devise européenne ».
Ce faisant, la parité euro dollar pourrait revenir aux environ de 1,20 à la fin de l’année. La décrue devrait se faire de manière régulière.
La devise américaine pourrait également gagner contre d’autres contreparties comme le yen en raison de la politique agressive menée par la Banque centrale du Japon.

Un atout pour les actions américaines

L’affermissement du dollar devrait aider à la poursuite du rebond des actions américaines. «Nous sommes relativement mesurés sur le potentiel de hausse des titres américains. Beaucoup d’investisseurs se sont déjà renforcés sur ces actions et sont revenus à leur pondération maximale » indique Franck Nicolas. « Cependant, malgré le faible potentiel dans l’absolu, nous pourrions avoir par l’appréciation du dollar un gain supplémentaire de performance. C’est pourquoi contrairement aux actions japonaises, nous achetons les actions américaines en change non couvert ».