Plus de 2500 PME et ETI françaises ont pu bénéficié en 2013 d’un milliard d’euros pour ancrer davantage leur présence au dehors des frontières de l’Hexagone. Près de 170 nouveaux clients PME ont bénéficié d’un montant de 76,8 millions d’euros.
« Les 1 milliard ont été consommés au 30 septembre 2013. Nous avons dû entre début octobre et fin décembre poursuivre le financement des projets en delà de l’enveloppe assignée, à raison de 340 millions d’euros. Le somme totale versée a donc été de 1,340 milliard d’euros pour l’ensemble de l’année » commente Guillermo Savignano, directeur de la banque d’entreprises de HSBC France.

Les PME dont le chiffre d’affaires est inférieur à 50 millions d’euros ont été plus accompagnées que les ETI dont le chiffre d’affaires est supérieur à 50 millions d’euros. La répartition est de 54% contre 46%.

L’ensemble des besoins de financements ont été couverts. Cependant, la banque a davantage été sollicitée pour répondre aux besoins de fonds de roulement que pour investir dans de nouveaux appareils productifs.
Plus précisément 39% des encours ont servi à accorder des crédits court terme, 6% des garanties de crédit court terme, 11% des crédit court terme d’exportation, 29% des crédits moyen long terme, 4% du leasing et 11% du factoring.

Pour 2014 la banque a décidé de mettre de côté pour les PME et ETI françaises qui souhaitent se renforcer au-delà des murs, 1, 5 milliard d’euros. « Nous espérons qu’en 2014 la répartition du financement sera davantage favorable à l’investissement à moyen long terme qu'aux besoins de fonds de roulement » commente Guillermo Savignano, directeur de la banque d’entreprises chez HSBC France.

De manière à sensibiliser les sociétés ciblées sur l’existence de cette manne financière et sur les autres considérations concrètes fondamentales à appréhender avant d’envisager une expansion à l’international, HSBC a décidé  de réitérer des ateliers pédagogiques dans les principales régions de développement du commerce international : Paris et banlieue,
Marseille, Grenoble, Strasbourg, Mulhouse, Nantes, Lyon, Caen, Rouen,
Bordeaux, Nice.
20 ateliers avaient été organisés en 2013. 1000 clients et prospects y ont participé.

« Nous voulons organiser 40 ateliers cette année et tripler le nombre de participants » avance Guillermo Savignano.

Importance de la gestion du risque de change

2013 a été une année au cours de laquelle de nombreuses devises émergentes ont fortement chuté consécutivement à des vagues violentes de flux sortants motivés par la volonté affichée par la Réserve fédérale américaine d’enclencher le processus de normalisation de sa politique monétaire. Pour certaines monnaies nationales les chutes ont été vertigineuses. La roupie indienne par exemple s’est effondrée de 20% contre le dollar avant de reprendre un peu d’élan à partir de septembre.

Ce faisant, en 2014, de nombreux pays émergents devraient voir leur monnaie s’apprécier.

« Les entreprises ne devront pas attendre d’avoir le dos au mur pour s’adresser à leur cambiste » met en garde Ludovic Subran, chef économiste du groupe Euler Hermes.
Ces derniers pourront soit leur permettre l’utilisation de devises locales directement sur place pour notamment rémunérer les fournisseurs ou les employés soit leur proposer des produits de couverture dans le cas où ils auraient à rapatrier une partie de l’argent gagné, notamment sous forme de dividendes.
« La couverture contre le risque de change sera au cours des prochains mois stratégiquement cruciale pour les entreprises françaises à l’international dans la mesure où certaines fluctuations pourraient annihiler les efforts fournis» assure Ludovic Subran.

« Aussi si nous avons mis en 2013 l’accent sur la distribution de crédits à court et moyen terme, nous voulons en 2014 ajouter à cela la couverture contre le risque de change » conclut Guillermo Savignano.