Alors qu’en France les introductions en bourse se concentrent principalement dans le secteur de la santé et des biotechnologies, les investisseurs britanniques ont le choix cette semaine entre un distributeur national et un éditeur de jeux vidéo à succès.

Poundland, dont les magasins proposent toutes sortes de marchandises au prix unique d'une livre sterling, a connu mercredi des débuts encourageants à la Bourse de Londres, son action bondissant de 33% pour atteindre 388 pence, valorisant la société à 977,8 millions de livres (1,17 milliard d'euros). Le commerce de détail est en vogue ces temps-ci à la Bourse de Londres. Le distributeur d'électroménager AO World y a fait son entrée en février et la chaîne Pets at Home, qui propose des aliments et accessoires pour animaux domestiques s’apprête à l’imiter. Elle a fixé mercredi le prix d’émission de ses actions à 245 pence en milieu de fourchette donnant une capitalisation boursière de 1,2 milliard de livres (1,4 milliard d'euros). Le site de mode Boohoo.com et les chaînes de magasins B&M et House of Fraser devraient suivre.

Dans un autre registre, le groupe King Digital Entertainment, créateur du jeu pour smartphones Candy Crush, a indiqué dans un document transmis à l'autorité boursière américaine (SEC) qu’il comptait céder 22,2 millions d'actions à un prix compris entre 21 et 24 dollars par titre. Cette introduction en bourse, au New York Stock Exchange, valorise la société à 7,5 milliards de dollars. Il faut dire que le groupe a vu son chiffre d’affaires passer de 164 millions de dollars en 2012 à 1,88 milliard en 2013 en grande partie grâce au succès planétaire de son jeu. Mais ce genre de succès est souvent éphémère. En témoigne le parcours boursier d'un autre éditeur de jeux sur internet et sur mobile, Zynga. Ce dernier, entré en bourse en mars 2012, a depuis perdu près de la moitié de sa valeur. L'IPO de King présente les mêmes risques et relance le débat sur l'existence d'une nouvelle bulle internet.