L’Agence de gestion de la dette publique devrait faire l’annonce ce mercredi.

Le gouvernement grec devrait offrir un rendement de 5% pour les nouveaux titres émis.
L’actuel rendement pour les obligations à dix ans grecques se situe autour de 6.

Cette opération est importante pour la péninsule hellénique. La dernière fois que la Grèce a eu accès au marché pour placer des titres de dette à cinq ans c’était en mars 2010.

« Des progrès significatifs ont été réalisés ces deux dernières années sur le front de la consolidation budgétaire » a précisé aujourd’hui le ministre de la réforme administrative, Kyriakos Mitsotakis. « Un excédent primaire a même été possible cette année » si l’on exclut le paiement des intérêts sur la dette existante.
« Cela nous a permis de rétablir la crédibilité perdue et de nous placer dans une position où nous devrions être en mesure dans un futur prévisible de revenir plus durablement sur les marchés financiers ».

Mardi, le gouvernement a pu lever 1,3 milliard d’euros sous forme de titres de dette à court terme à 3,01% contre 3,6% en mars.

La Grèce ambitionne à placer un total de 2 milliards d’euros cette année sous forme d’obligations à trois ans et à cinq ans.

Des zones d’ombre importantes

Cependant, les séquelles du passé restent dans les esprits des investisseurs.
Le pays a du recourir à deux plans d’aide auprès de ses homologues européens et du Fonds monétaire international, d’un montant total de 245 milliards d’euros.

Une décote de 53,5% des titres grecs détenus en portefeuille par les agents privés a dû être actée en février 2012. Un rachat des obligations existantes à hauteur de 33,5% de leur prix initial a été décidé en décembre 2012.

Par ailleurs, la note de la Grèce a été considérablement abaissée par les agences de notation. Aujourd’hui la note est neuf crans en dessous de la note de bonne qualité, soit de Caa3, chez Moody’s. Elle est six crans en dessous pour Standard & Poor’s et Fitch, autrement dit à B-.

Sur le plan économique, l’économie s’est contractée de 25% ces quatre dernières années et le taux de chômage plafonne à 28%.

Les syndicats ont appelé à une grève générale ce mercredi pour protester contre les diminutions des revenus et les hausses d’impôts à venir.