UBS s’attend à ce que la parité euro dollar atteigne 1,33 dans le courant du troisième trimestre. Citigroup, le plus important trader sur le marché des devises dans le monde, ne donne pas de chiffre précis. Cependant, pour Syam Devani, analyste sur les devises au sein de la banque américaine, l’euro semble a présent vulnérable et risque fortement de s’inscrire dans une tendance baissière au cours des semaines à venir.

La principale explication réside pour les deux institutions financières dans une intervention de la Banque centrale européenne à partir du mois prochain. « Nous pensons que la BCE est désormais prête à joindre les actes à la parole » avance Geoffrey Yu, analyste sur les devises étrangères chez UBS.

Le vice président de la BCE, Vitor Constancio a réitéré aujourd’hui lors d’une conférence organisée à Vienne le fait que la force de l’euro avait une incidence  sur l'inflation et sur la croissance au sein de l'union monétaire. « Nous regardons de près ce qui se passe au niveau du taux de change et celui-ci a un réel impact.
« Si nous considérons le parcours de l’inflation depuis la mi-2012, nous estimons que l’effet de l’appréciation de l’euro explique la baisse des prix dans la zone euro de 0,5%».

Vers 15h, la parité euro dollar est quasi stable à 1,3769. Elle avait atteint 1,3745 le 9 mai dernier, un plus bas depuis le 8 avril. En début de semaine, le niveau de 1,3993 avait été touché, un pic depuis octobre 2011.

L’euro s’est apprécié de 5% au cours des 12 derniers mois. La monnaie européenne enregistre ainsi la troisième plus grande performance parmi 10 devises de pays développés.