L’Allemagne a fait état mardi de son plus mauvais chiffre de variation de la production industrielle depuis début 2009. Le repli enregistré en août a été de 4%. Les anticipations les plus pessimistes des analystes tablaient sur un recul de 1,5%.
La veille, de mauvaises statistiques ont été publiées outre-Rhin concernant les commandes industrielles.

Ces données rendent compte d’un essoufflement plus prononcé que prévu de la dynamique économique au sein de la première puissance de la zone euro  et n’ont pas laissé les investisseurs indifférents. Ces derniers ont décidé de se retirer de la cote germanique poussant l’indice phare de la place boursière à descendre sous les 9000 points pour la troisième fois en deux mois ce mercredi matin. Vers 14h, le benchmark limite son fléchissement à 0,44%, à 9046,59 points. La correction de l’indice est de 5,3% depuis le début de l’année.

Les secteurs les plus affectés ont été la vente au détail, l’industrie, le loisir. Le cours du titre Adidas affiche ainsi une perte de près de 40% depuis janvier, celui de Lufthansa de 27%, celui de Volkswagen d’environ 24% et celui de Deutsche Bank de plus de 20%.

Sur le front des matières premières, le prix du baril de Brent abandonne 0,35% à 91,39 dollars, un plus bas niveau depuis juin 2012. La principale explication de ce mouvement est liée à la dernière publication du FMI ce mardi.

L’Organisation internationale a signalé s’attendre à une hausse du PIB mondial de 3,8% en 2015 au lieu de 4% tel qu’envisagé en juillet. De nombreux risques négatifs pèsent par ailleurs sur la conjoncture.
Vers 11h, le prix du contrat Future sur le Brent pour une livraison en novembre s’est amoindri de 1,35 dollar à 90,76 dollars le baril sur la bourse de Londres. Selon l’agence de notation Fitch, le cours du Brent pourrait retomber à 80 dollars le baril avant de remonter.