Le CAC 40 a ouvert en baisse jeudi, cédant 0,5% dans les premiers échanges au lendemain d'une hausse de près de 2%. L’espoir d’un accord en Grèce s’éloigne à nouveau, alors qu’une source gouvernementale grecque annonçait hier le début des travaux de rédaction d’un compromis.

« Les Grecs disent qu'ils avancent bien et puis certains ministres des Finances (européens, ndlr) disent 'non' », observe Mike Reuter, trader pour le courtier Tradition cité par l’agence Reuters. « Il y a encore tant de problèmes et beaucoup pensent qu'il n'y aura pas de solution cette semaine et comme les volumes sont épouvantables, le marché risque d'être faible à nouveau aujourd'hui et demain ».
Certains investisseurs parient cependant sur un accord de dernière minute d'ici au 5 juin, date à laquelle Athènes doit rembourser 300 millions d'euros au Fonds monétaire international (FMI).

L’accord évoqué hier par l’agence Bloomberg prévoit un assouplissement de l’obligation d'excédent budgétaire primaire (c'est-à-dire hors charge de la dette) pour la Grèce ainsi qu’une réforme des taux de TVA. En revanche la réforme du système de retraite reste une pomme de discorde entre la Grèce et ses créanciers de même que l’aménagement de la dette souhaitée par le gouvernement d’Alexis Tsipras. Ce dernier insiste sur le fait qu'il n’acceptera pas de nouvelles coupes sur les salaires et les retraites mais il serait prêt à limiter les départs anticipés à la retraite et à engager une étude sur la soutenabilité du système.

Cette ébauche d’accord pourrait être discutée par les chefs d’Etats du G7 réunis jusqu'à demain à Dresde.  En attendant, l’euro poursuit sa remontée face au dollar, à 1,0931 ce matin contre 1,0820 hier, signe que l’espoir demeure.